Tu rentres pas manger, amore mio ?

« Brunetti décrocha le téléphone pour avertir Paola qu’il ne rentrerait pas déjeuner.
« C’est bien dommage, les enfants sont ici et j’ai prévu… commença-t-elle.
– Vas-y, dis toujours. Je suis un homme, je peux encaisser le coup.
– Des légumes grillés en entrée, et ensuite du veau au citron et au romarin. »
Brunetti laissa échapper un gémissement théâtral.
 » Et un sorbet au citron avec un coulis de figue en dessert. Fait maison.
– C’est vrai ? demanda-t-il tout d’un coup, ou est-ce ta façon de me punir de ne pas rentrer ? »
Le silence de Paola se prolongea. « Tu préférais peut-être que je les amène au McDo ?
– Ce serait de la maltraitance.
– Ce sont des ados, Guido.
– N’empêche », répliqua-t-il en raccrochant. »

Lu dans « Dissimulation de preuves » de Donna Leon
(traduction de l’anglais par William Olivier Desmond)

Partager

Publicités

Antidote au sherry !

Car le sherry « provoque une réaction du système digestif équivalente à celle de l’huile des sardines en boîte« , l’auteur d’un livre dévoré dernièrement nous proposait deux antidotes :

– Est-ce que vous avez pensé à l’antidote au pinard ? demanda-t-elle d’une voix coupante.

– Oh oui ! Robins viendra nous chercher à 18 heures et nous conduira d’abord à toute vitesse dans votre logement. Vous prendrez immédiatement deux cuillerées à café de bicarbonate de soude dans une verre d’eau chaude. Quand votre estomac aura dégorgé le pinard, vous devrez avaler une tasse d’eau chaude dans laquelle six clous de girofle auront bouilli. Puis vous vous allongerez et vous reposerez pendant une demie-heure. Si vous vous apercevez que le lit se comporte comme la figure de proue d’un bateau dans la tempête, vous devrez boire une goutte de brandy.

– Je ne plaisante pas, dit Alice d’une voix deux fois plus coupante.

– Moi non plus. C’est bien pourquoi j’ai demandé à Essen de s’assurer que sa femme avait bien fait bouillir les clous de girofle.

– Et vous allez ingurgiter ce pseudo-antidote ?

– Non. J’en connais un autre, beaucoup moins désagréable.

– Et c’est quoi ?

Alice observa les doigts minces qui caressaient un objet enveloppé de papier de soie. Retirant le papier, Bony révéla un petit pot au couvercle vissé. Il sortit deux cuillers à café de sa poche et en tendit une à Alice.

– J’ai là une demie-livre de beurre, lui dit-il. Avant d’arriver à la réception, j’ai l’intention d’en manger la moitié. Je vous offre l’autre. Ce petit repas va maintenir le pinard sous une couche de graisse et empêchera ainsi les vapeurs d’alcool brut d’arriver au cerveau et de provoquer l’état d’ivresse, comme on dit. Je vous assure que c’est très efficace.

Extrait de « Le meurtre est secondaire » d’Arthur Upfield
traduit de l’anglais par Michèle Valencia.

Et puis sinon, vous avez un autre antidote, le meilleur (normal, le mien) :
ne pas boire du tout d’alcool ! 😉

Partager

Des invités dans la cuisine

Je vous présente ci-dessous un petit texte écrit pour le Défi du Samedi,
un site de petits défis d’écriture en bonne compagnie (viendez-y !)

La consigne :

Le petit texte que j’ai écrit :

Que vais-je bien pouvoir rater aujourd’hui ? …Des langues de chat ? Déjà fait, déjà raté, mais c’était de la faute de la douillette qui fuyait. …Un pain ? Déjà fait, déjà raté, avec l’aide de la mapette éclectique. …Des spéculoos ? Déjà fait, déjà, raté, la façonnette à p’tits biscuits avait fait des siennes… Et un crumble ? Déjà fait, déjà raté, avec la diligente assistance du crameur à bois. Faudrait vraiment que je le remplace par un réussoir à gaz, ça urge ! …Des crêpes ? Déjà fait, déjà raté, une belle œuvre d’art par contre, il fallait les voir ces mignonnes collés au sol, au mur, à la poelleuse, …
Non rien du tout ! Car, il y a un homme dans ma cuisine. Mon homme. Il mitonne. L’odeur de l’ail s’engouffre dans mes narines pour taquiner mon estomac. On discute, on plaisante. Je profite que ses deux mains sont occupées pour me lover contre lui et le câliner. Un tendre moment de bonheur & complicité dans notre taverne des bons plats. Il a fini de préparer. Ses mains se sont libérées. Cuisinons un peu d’amour. Une réussite.

Cliquez pour lire les autres textes :

L’aventuisinière de Pandora
Recette des vêpres de Tilu
Un conte à déguster de Kloëlle
Concerto culinaire de Véron
Recette computérisée de Val
La popotte de Poupoune
Cuisine frenglish de Joye
Une cuisine chat-leureuse de Rsylvie
Des bougies sucrées de Tilleul
Le rap culinaire des vioques de Papistache
Recette bretonne de Joe Krapov
Gâteau au chocolat vite fait de Martine27
Le livre de recettes de MAP
Vous avez dit cuisine ? de Jaqlin
Soupe à la citrouille de Janeczka
Foin d’ustensile de Walrus
Les astuces vi-culinaires de Mémé Teb
Le potimarron d’Obni

PS : Oups, j’aurais pu vous en parler avant pour vous laisser le temps d’écrire vous aussi un texte… Flagellez-moi en punition. Oh oui, très fort ! 😉

Partager

Lire du fromage

Envie de lire du fromage ?

C’est ici que ça se passe : http://samedidefi.canalblog.com/

La consigne du défi d’écriture de cette semaine était la suivante : « Un récit, un poème, un souvenir, une recette, une tranche de vie, une parodie, un dialogue… bref tout ce que la littérature compte comme genre mais… au fromage ! […]« 

La consigne de lecture est simple :
cliquer sur le lien, s’armer de ses yeux et déguster… 🙂

Mon texte : Et si le moya ?
Je vais de ce pas lire les autres textes…

Edit : Pour retrouver plus facilement les autres textes,
voici les liens directs :
Ode ou Aude au fromage ? d’Aude, Hommage au fromage de Janeczka, Affine destin de Majic, Idée au gramme de MAP, Tout ça pour ça de Tilu, La tarte y flotte, avale ! de Val, Une chèvre et une fourme de Miss Terr (mon préféré !), Entre la salade et le dessert, un samedi midi, chez les Papistache de Papistache, Yvette d’Alfred, Alfred d’Yvette, Une veillée sur la grande ceinture de Caro-carito, Au rayon fromages d’Aurélie, Proverbe fromager de Kloëlle, Abondance de J et Sans queue ni tête de Teb.

Bon lecture et bon appétit ! N’oubliez pas le fromage !

Partager